LA TECHNIQUE
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bouton Tisser !c’est tout simplement fabriquer du tissu. Mais il y a tellement de tissus différents et d’utilisations diverses que Tisser c’est aussi faire des choix, aller son propre chemin dans la densité des réseaux textiles

métier à tisser

bouton Fabriquer du tissu c’est organiser la rencontre et l’enchevêtrement de fibres disposées selon un axe Nord-Sud avec d’ autres qui passeront sur l’axe EST-OUEST, aller-retour. Cette rencontre se passe donc de façon orthogonale. Les fils tendus Nord-sud s’appellent la chaîne, ceux qui passent EST-OUEST/OUEST -EST constituent la trame. La nature de tout tissu dépendra donc du mode de relation entre ces deux éléments par le mouvement de ces fils antagonistes.

bouton Pour y parvenir il faut d’abord tendre les fils de chaîne d’un point A (nord)à un point B (sud)où se tient le tisserand et, entre ces deux points, amener un système d’articulation qui permettra de soulever des fils sélectionnés, pendant que les autres resteront au repos. En créant cet espace ouvert, du genre tunnel, (la foule) on permet le passage EST-OUEST (la duite) d’un autre fil (la trame). Pour son retour Ouest Est, on soulèvera une autre sélection de fils de chaîne et ainsi de suite. Les fils de trame se trouvent ainsi incarcérés dans les fils de chaîne à chaque passage. Pour que chaque fil de trame soit bien collé à la suite du précédent on tassera avec un peigne dont les dents s’immiscent dans les intervalles de la chaîne, duite après duite. (DUITE : chaque passage du fil de trame dans les fils de chaîne).

bouton Cette description définit le principe de base du "métier à tisser" comme « outil », soit sédentaire soit nomade. Toutes les variations se feront autour des différents choix de fils de chaîne et de trame, de tension et d’articulation de ces fils et du battage du peigne.
Au fur et à mesure des générations de tisseurs, afin de faciliter le travail, tenant compte des exigences, voire des caprices, des fils qu’on découvre ou qu’on va filer ou dévider de plus en plus finement, on adaptera au métier une grande somme de techniques correctives, jusqu’aux métiers modernes, reliés au langage informatique, d’une vitesse d’exécution impressionnante. Dans ce cas s’opposent ou se complètent la virtuosité du tisserand ou du licier et la performance du métier qui, d’outil, passera au stade de machine et de machine au robot.

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